Historic Data on Microarthropod Communities in Nests of Colonial-nesting Arctic Geese at Karrak Lake, Nunavut, Canada

Auteurs-es

DOI :

https://doi.org/10.14430/arctic83965

Mots-clés :

acariens; collemboles; puces; mouches; coléoptères; araignées

Résumé

Le changement environnemental mondial altère les sols et les écosystèmes des régions polaires, ce qui entraîne d’importantes conséquences chez les microarthropodes. Dans cet article, nous faisons état de la faune invertébrée des nids d’oies blanches de l’Arctique et nous décrivons les communautés invertébrées représentées par ces nids. Il s’agit des toutes premières données du genre pour l’oie de Ross (Anser rossii) et pour la petite oie des neiges (A. caerulescens; ci-après appelées oies des neiges). Ces données ont été recueillies en 1994 à partir de 38 nids au lac Karrak, situé au Nunavut. Le nombre d’invertébrés individuels variait énormément dans les nids des deux espèces d’oies. Par ailleurs, le type d’habitat n’influençait nullement le nombre d’invertébrés se trouvant dans les nids. Les groupes d’invertébrés les plus souvent rencontrés, dans 100 % des nids, sont les acariens (Acari) et les collemboles (Collembola). Des diptères (mouches) ont été trouvés dans 94 à 95 % des nids des deux espèces d’oies. Cependant, parmi les diptères, aucun niveau taxonomique n’a été trouvé dans plus de 50 % des nids. Le nombre d’individus de ces groupes variait beaucoup d’un nid à l’autre. La présence des trois groupes en même temps était, en moyenne, plus grande dans les nids d’oies des neiges. Acari 1 et Acari 2a (orb) ont été répertoriés dans 89 % des nids des deux espèces d’oies, tandis qu’Onychiurid 1 a été trouvé dans 85 % et 72 % des nids d’oies de Ross et d’oies des neiges, respectivement. Les larves de Siphonaptera de Ceratophyllus vagabundus vagabundus étaient visiblement plus courantes dans les nids d’oies des neiges (78 %) que dans les nids d’oies de Ross (35 %), des larves adultes ayant été recensées dans 44 % et 25 % des nids d’oies, respectivement. Les autres occurrences d’unités taxonomiques opérationnelles, en pourcentages, étaient généralement semblables entre les espèces d’oies. Le nombre d’invertébrés individuels ne dépendait pas de la taille du nid, peu importe l’espèce d’oie. Nos données donnent un important aperçu des communautés d’invertébrés antérieures et offrent un point de référence pour les études futures de microarthropodes dans l’Extrême-Arctique.

Publié

2026-05-20

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